D'où viennent les Bonhommes
D'où viennent les Bonhommes
Tout a commencé par un trait, pas par un plan.
Avant d'être une marque, les Bonhommes étaient juste ça : des silhouettes griffonnées sans trop réfléchir, sur un coin de carnet, parce qu'un stylo traînait et qu'une idée voulait sortir. Aucun n'est né d'un brief ou d'un moodboard. Ils sont nés d'un geste, comme on griffonne pendant un appel un peu long.
Pourquoi des Bonhommes, et pas autre chose
Un Bonhomme, ça ne ressemble à personne en particulier, et c'est précisément pour ça que tout le monde peut s'y reconnaître un peu. Pas de visage détaillé, pas d'âge, pas de style vestimentaire. Juste une posture, un mouvement, une émotion posée en quelques traits. C'est une toile presque vide, que tu remplis toi-même avec ce que tu ressens en la regardant.
Ce que chaque trait porte
Un trait qui tremble un peu n'est jamais corrigé. Une ligne pas droite reste pas droite. Je pourrais lisser, vectoriser, rendre ça parfait, mais ce serait mentir sur ce que c'est vraiment : un geste de la main, un jour précis, avec tout ce que ça comporte d'hésitation et de spontanéité. C'est cette petite imperfection qui fait qu'un Bonhomme a l'air vivant plutôt que produit.
Comment naît un personnage
Il n'y a pas de méthode figée. Parfois un Bonhomme arrive d'une humeur du jour (Pas Content est né un jour où, justement, l'inverse de l'inspiration régnait). Parfois d'une scène que j'ai en tête depuis longtemps (Parc traînait dans un carnet depuis des mois avant de trouver sa forme). Et parfois d'un symbole que j'ai eu envie de détourner : c'est comme ça qu'est né Bonhomme de Cœur, en regardant un jeu de cartes traîner sur une table.
Une fois le trait trouvé, rien ne change plus : pas de retouche, pas de version 2. Le premier geste qui fonctionne devient le Bonhomme définitif.
Ce que "fait main" veut vraiment dire
Ce n'est pas un argument marketing, c'est une description littérale : chaque Bonhomme part d'un dessin réalisé à la main, feutre ou pinceau selon les jours, sur un vrai papier. Ensuite seulement, il devient un tirage imprimé à Paris sur un papier d'art 320 g choisi pour que le grain reste visible, pour que la texture du dessin d'origine ne se perde pas complètement dans l'impression.
Pour la suite
Les Bonhommes continueront d'arriver comme ils sont toujours arrivés : sans calendrier, au moment où un trait veut sortir. Si l'un d'eux te parle plus qu'un autre, c'est probablement qu'il portait déjà un peu de toi avant même d'exister.